L'incertitude de l'espace est une réflexion sur les conséquences des menaces actuelles, de l'effondrement des systèmes naturels et démocratiques, des catastrophes climatiques et des guerres. Comment les humains réagissent-ils à ces menaces et comment vivront-ils ensemble lorsque ces changements – moins d’espace pour vivre, des ressources réduites, le manque d’eau potable – se manifesteront ? L'incertitude de l'espace est également une métaphore de l’isolement croissant des personnes, ainsi que du brouillage entre réalité et fiction. Dès le premier contact, Displaced installe un climat qui est différent de deux autres vidéos présentées dans cette exposition. Des personnes tombent à l'eau. On suit des hommes et des femmes qui se déplacent, tentent de s'orienter au fond d’un lac. Leurs mouvements sont fluides, élégants, leurs interactions bienveillantes au début. Mais plongés malgré eux dans cette situation involontaire, on les retrouve l’instant d’après les uns contre les autres cherchant à respirer, à remonter à la surface.
Mechanics of Touch est une exploration du toucher et des sensations qu’il déclenche, utilisant les mouvements polyvalents des mains pour leur potentiel transformateur, leur expression narrative. Twist montre un homme piégé sur sa chaise de bureau. Alors qu'il tente d'explorer son environnement restreint et vide, une danse lente commence.
La performance pour trois danseuses a été spécialement conçue pour l'espace du Hangar 7826. Elle tire parti de l’espace du lieu, très brut, minimaliste et carré, de ses escaliers métalliques et d'une mezzanine au deuxième étage qui donne l'impression d'une maquette à grande échelle, d'une maison miniature, d'une prison ou d'une tour de guet.
L’approche de Hoffmann en performance et vidéo prend modèle sur la danse contemporaine. Expérimentant à partir de mouvements improvisés et s’inspirant de situations quotidiennes, elle introduit des règles qui dictent ou restreignent l'utilisation de certaines parties du corps par les participant.e.s, les invitant à accomplir des tâches impossibles à réaliser. Ces restrictions conduisent à des mouvements inhabituels, dérangeants et contradictoires qui reflètent des situations de conflits, créant des confrontations physiques qui oscillent entre la répulsion et l’attraction, la bienveillance et l’hostilité.
La pratique artistique de Bettina Hoffmann se situe à l'intersection de la photographie, du cinéma et de la danse contemporaine. Elle chorégraphie et filme des interactions entre personnes à partir desquelles elle crée des tableaux vidéo, des photos, des performances où elle y explore les mécanismes des relations sociales, les situations de conflits et la communication non-verbale dans les échanges qu’elle met en scène.
Le travail de Bettina Hoffmann se situe à l'intersection de la photographie, du cinéma, de la danse et du théâtre. Dans ses travaux récents, elle a chorégraphié et filmé des interactions entre personnes pour créer des tableaux vidéo et des performances afin d'examiner les mécanismes des relations sociales, des conflits et de la communication. Se concentrant sur les mouvements du corps, les gestes subtils, la distance et la proximité entre les personnes, elle s'intéresse aux mouvements et aux actions ambigus qui oscillent entre la bienveillance, l'indifférence et l’hostilité.
Son travail a été présenté dans de nombreuses expositions collectives et individuelles au Canada, aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne, Allemagne, Autriche, France, Espagne, Roumanie, Suède, Japon, Corée du Sud et aux Mexique, Colombie, Brazil et États-Unis.
Son travail fait partie de plusieurs collections privées et publiques en Amérique du Nord et en Europe, notamment le Musée d'art contemporain de Montréal, le Musée national des beaux-arts de Québec, le Museum of Contemporary Photography de Chicago, le Los Angeles County Museum of Art, et la Berlinische Galerie de Berlin.
Originaire de Berlin, où elle a obtenu une maîtrise en beaux-arts à l'Universität der Künste, elle vit à Montréal depuis l'an 2000. Pendant ses études, elle a fréquenté le California Institute of the Arts, Los Angeles et la Rijksakademie van beeldende Kunsten, Amsterdam. Depuis 2011, elle se forme également en danse afin d'explorer une variété d'approches et de techniques du mouvement en participant à des ateliers à Montréal, New York, Tokyo et Berlin.
Graduée du baccalauréat en danse de l’Université du Québec à Montréal, Zoé Cloutier-Boyd développe une pratique ancrée en danse contemporaine depuis son plus jeune âge. D’origine haïtienne, sa démarche artistique s’articule autour de l’exploration des danses afrodescendantes, dans une perspective de recherche et de renouvellement des langages corporels.
Son parcours est enrichi par une formation en musique classique de cinq ans et par un stage en Italie dirigé par Germaine Acogny. Depuis deux ans, elle s’intéresse à la danse-thérapie auprès d’adultes vivant avec une déficience intellectuelle, explorant le mouvement comme outil d’expression et de mieux-être.
Misheel Ganbold vient de la Mongolie et vis au Canada. Elle commence à danser au secondaire où son univers tournait autour de la danse urbaine, des compétitions de troupe et de la musique hip-hop. En 2011, elle poursuit sa passion dans un cadre professionnel. À sa sortie d’école, elle participe plusieurs fois au prestigieux programme Springboard Dance Montréal. Ce programme lui permet de danser pour de grandes compagnies internationales dont la Batsheva Dance Company et GötheborgsOperans Danskompani. Depuis, elle collabore à titre de danseuse dans les vidéoclips des artistes montréalais Laurence Nerbonne, KNLO et Alaclair Ensemble. Elle a travaillé avec des artistes internationals, la renommée Céline Dion, Apashe, Jean- Michel Blais et Planet Giza. De plus, elle fait partie de grandes productions comme: Bud Light Sensation Innerspace, La Fête des Lumières à Lyon et le Vaisseau Fantôme proposé par François Girard avec l’opéra de Québec en collaboration avec le Metropolitan Opera à New-York.
Originaire de Suisse, Magali Stoll s’est établie à Montréal en 1999, après avoir obtenu un diplôme de la Royal Academy of Dance, ainsi qu’un baccalauréat en psychologie de l’Université de Genève. Elle y a dansé pour de nombreux·ses chorégraphes indépendant·e·s dont, récemment, Catherine Lavoie-Marcus, Michel F Côté, Isabel Mohn, Maria Kefirova et Bettina Hoffmann (film Memories of touch). Elle a été membre de la compagnie FLAK de José Navas de 2002 à 2006 (Séminaires chorégraphiques; Adela mi amor; Portable Dances), ce qui l’a amenée à plusieurs reprises en Europe. Par ailleurs, avec Suzanne Miller et Allan Paivio, elle a participé, de 2000 à ce jour, à la création et aux tournées de Jewels; Speed; Speed sped-up; Dancing With Skeletons; Projet eau : soif (notamment au Venezuela, au Mexique et en Palestine); ainsi que What belongs to us/Ce qui nous appartient.
Bettina Hoffmann tient à souligner pour leur soutien financier :


Dans le cadre du vernissage, la microbrasserie Boldwin s’associe à l’événement et propose gracieusement ses bières brassées artisanalement avec des céréales biologiques cultivées et maltées au Québec.
HANGAR 7826 est situé sur la ruelle entre les rues Saint-Gérard et Foucher au sud de la rue Gounod dans le quartier Villeray à Montréal (Métro Jarry).
Depuis 2021, HANGAR 7826 présente des expositions d’art actuel. Unique en son genre, cette galerie originale ouvre ses portes sur une ruelle animée, accueillant voisins, enfants et tout un public éclectique. Les expositions ont lieu toute l’année, les activités débordent dans la ruelle et sont ouverts à tou·te·s.
Les partenaires du projet reconnaissent que les terres sur lesquelles ils se trouvent font partie d’un territoire ancestral qui a longtemps servi de lieu de vie, de rencontre et d’échange entre les peuples autochtones.
Les artistes et les commissaires tiennent à remercier chaleureusement l’artiste Gilles Tarabiscuité qui les accueille généreusement dans son HANGAR 7826.
L'artiste sera présent pour accueillir les publics les vendredis de 16h à 20h ainsi que les samedis et dimanches de 14h à 18h pendant toute la période d'exposition. Autrement, l'exposition est visible en tout temps à travers la double porte vitrée du HANGAR 7826.